Les Carnets d'Imelda

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23 août 2011

La jeunesse du roman

Publié par carnetsdimelda dans Actualité, Litterature, Mots

Dans le microcosme des éditeurs-librairies-et-critiques, on parle beaucoup de Marien Defalvard, « le jeune génie de la rentrée littéraire ». Aujourd’hui âgé de 19 ans, il a écrit alors qu’il en avait seize Du temps qu’on existait, un long roman évoquant les souvenirs d’un homme né en 1960. De Sacierges (Indre) à l’Aisne en passant par Paris, Strasbourg, Brest et Lyon, il traîne son oisiveté, sa nostalgie de l’enfance et sa misanthropie cafardeuse.

Ce qui frappe dans ce récit foisonnant, c’est la plume, élégante, précieuse, gourmande, abondante jusqu’à l’excès. Extrait : « J’ai vite compris combien cette ville était pleine de spectres et d’apparitions ; d’ombres. La concierge était une ombre, le marchand de tabac était une ombre, les étudiants, dans leurs vêtements destructurés qui parlaient structuralisme, c’étaient des ombres. » Mieux (pire ?) : « Au centre de la table se dispersaient les consommations – les femmes au thé, les hommes au café, les enfants au chocolat. En trois temps le chocolat – comme la valse, comme la composition de français ; mais jamais les belles choses, car les floraisons, les vacances, les jours ne se fractionnent ni en deux ni en trois temps : le bonheur est innombrable, c’est la couleur dans le tube. » Brillant !

Le problème, c’est que cette prose (qu’un critique a comparé avec justesse à un « gâteau trop riche d’où déborde un talent fou, crémeux, irrépressible »), on la déguste pendant 370 pages ! Indigestion assurée ; et c’est dommage. On préférerait lire ce roman sous forme de poèmes, à lire séparément. Autre inconvénient : l’ennui vient aussi du fait qu’il n’y a aucun dialogue, aucune intrigue, aucune vraie histoire ancrée dans l’Histoire du XXe siècle ; c’est plutôt un recueil d’errances et de souvenirs, hypersensibles, interminables à la Proust. On y trouve une débauche de métaphores, filées ad nauseam.

Si ce jeune homme n’a pas de prix littéraire, il aura au moins celui que je lui décerne : celui du vocabulaire. Même indigeste, il est délicieux, d’une diversité appréciable, d’une richesse jusqu’à l’originalité et à la création (le verbe lacrymer, vous connaissez ?). Touffeur, splénétique, draper, vitement, pléiade : si tous les jeunes parlent ainsi, l’avenir de la langue française est assuré. Un beau roman à lire une page à la fois.

La jeunesse du roman dans Actualité

Interview de l’auteur sur France Inter ici.

Marien Defalvard, Du temps qu’on existait, Grasset, à paraître le 1er septembre 2011.

 

3 janvier 2011

Revue de presse – du 27 décembre au 2 janvier

Publié par carnetsdimelda dans Actualité, Politique, Revue de presse

Laissez-moi d’abord vous souhaiter tous mes voeux pour 2011 (bonheur, paix et joie).

Vous trouverez désormais tous les lundis sur ce blog une revue de presse de la semaine précédente, réalisée par mes soins. A l’origine, je ne la fais pas pour vos beaux yeux, mais pour me préparer aux concours de journalisme. Autant cependant vous faire profiter d’un regard synthétique et large de l’actualité. Vous trouverez six rubriques différentes : Politique, Société & Justice, Monde, Economie, Culture & Sciences, Sports.

Politique

Voeux présidentiels

« Au sortir d’une nouvelle année « rude pour beaucoup », le chef de l’Etat a assuré qu’en 2011, « une année d’espérance », « utile aux Français » et non « préélectorale », il multipliera les réformes. » (Métro, 31/12/2010)

Parodie. « Respect du droit d’auteur ou excès de zèle vis-à-vis de l’Elysée, la plate-forme vidéo Dailymotion a retiré une parodie des voeux présidentiels publiée par le Parti communiste. » (Métro, 29/12/2010)

Réactions. « Pour le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, « Nicolas Sarkozy est debout pour mieux fouler aux pieds la réalité (…). Il a embelli la manière dont la France et l’Europe ont traversé la crise pour ensuite, surtout, annoncer la poursuite et le durcissement de sa politique régressive dans tous les domaines. »

Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon a estimé que Nicolas Sarkozy incarnait « une certaine forme de pouvoir, qui (…) s’illustre surtout par son manque de respect des Français », et que les voeux du président en 2011 étaient identiques à ceux de 2010.

(Lire la suite…)

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