Les Carnets d'Imelda

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30 janvier 2012

La Colline aux coquelicots

Publié par carnetsdimelda dans Cinema, Histoire, Psychologie

La gagnante du concours d’articles a écrit la critique suivante, sur le joli film actuellement en salles La Colline aux coquelicots. Bravo à elle !

La Colline aux coquelicots dans Cinema avant-premiere-colline-aux-coquelicots-nov-2011-211x300

Japon, années 1960. Des drapeaux s’élèvent dans le ciel matinal, claquent en haut du mât, sous l’oeil attentif d’Umi. En face, sans qu’elle le sache, une jeune  garçon lève avec la même ardeur les pavillons en haut de son navire. Modèles d’obéissance et de studiosité, Umi et Shun se retrouvent au lycée et au vieux foyer dénommé « Quartier Latin » qui fourmillent d’élèves adonnés à divers travaux, dont la réalisation d’un journal.

Umi est orpheline de père, Shun ne sait quels sont ses vrais parents : une forte amitié naît entre eux, guère démonstrative, tout en grands yeux étonnés et en gestes d’attention, mais qui se resserera au fil du scénario.

Rien d’imprévisible dans ce dessin animé des studios Ghibi réalisé par Gor Miyazaki, le fils du célèbre réalisateur et scénariste Hayao Miyazaki. Peu d’action et de rebondissements, mais beaucoup de finesse, d’émotion et même d’humour. On ne regarde pas, on contemple les dessins qui sont une vraie merveille, tout en coloris et détails. A travers cette histoire assez simple qui réjouira petits et grands se dessinent une réflexion en filigrane sur l’importance de la filiation, la connaissance de ses racines pour construire son avenir.

Les jeunes héros plaident pour le maintien du vieux foyer, promouvant le respect et l’assimilation de ce qui les a précédés et se heurtent de plein fouet au vent alléchant de la modernité qui emportent d’autres élèves. Un film rétro et charmant.

Maritro de Lyrvehc

15 juin 2010

Essai d’hypotypose

Publié par carnetsdimelda dans Ecrire, Gastronomie, Impressions, Litterature, Mots

Une hypo-quoi ? Encore un de ces mots pédants. Cette Imelda, elle est bien contente de montrer qu’elle est en khâgne. Quelle honte. Tout se perd. Enfin, penchons-nous sur la question ; une hypotypose, nous dit-on, est « une figure qui regroupe l’ensemble des procédés permettant d’animer une description au point que le lecteur « voit » le tableau se dessiner sous ses yeux. »

Aussi vais-je essayer ce petit jeu littéraire qui est d’évoquer un certain spectacle, de façon telle qu’il vous semble palpable ; puis je vous donnerai mes filons, découverts au moment même de l’écriture. Une expérience d’errance amusante, comme beaucoup d’autres dans la République des lettres !

« Sur la jolie table blanche de jardin se pressaient mille délicieuse victuailles : un gros fraisier fait d’un biscuit léger aux amandes, d’une bonne crème pâtissière sucrée et délicieuse, de fraises rouges si savoureuses. Un gâteau au chocolat avec le coeur noir fondant sur la langue, et la croûte qui craque. Des boules de glace froide contre les dents, grasses, à la pistache piquante. Avec des cigarettes russes croustillantes qui font des miettes sur la table. Une pêche à la peau veloutée avec son duvet léger, jaune et croquante à l’intérieur, dont le jus dégouline sur les doigts en les poissant. Un yaourt blanc et frais, avec son odeur acide de lait, onctueux dès qu’on le mélange. Du jus multifruits orange, fluide liquide fruité qui clapote dans le verre. Des abeilles qui rôdent dans l’air chaud. Des macarons multicolores croustillants dehors, fondants dedans. Des raisins vert transparent. Des mandarines acides. Des noix craquantes. Avec une limonade très fraîche et pétillante. »

Avez-vous faim, ou tout au moins envie de ces choses ?

Si oui, mon pari et gagné. Sinon… tant pis, ce n’est pas grave. Vous bénéficierez quand même de mes petites astuces propres à nous mener sur les voies merveilleuses de l’hypotypose. D’abord, essayer d’évoquer tous les sens : la vue nous est la plus spontanée, d’autant que lorsque nous voyons un mot écrit nous nous le représentons d’abord (souvent !) visuellement. Mais ne pas hésiter à dire des odeurs, des senteurs, des bruits et des sensations tactiles. Aller dans le détail concret. Eviter toutes les abstractions, même par exemple le mot « goût ». Volontiers forcer le trait, exagérer. Accumuler.

Tout ça, c’est le pouvoir du langage. Et blablabla.

 

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