Les Carnets d'Imelda

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30 novembre 2011

Le mathématicien en quête de réel

Publié par carnetsdimelda dans Cinema, Histoire, Psychologie

Un homme d’exception, un film de Ron Howard, 2001.

Le mathématicien en quête de réel dans Cinema abeautifulmind

 

Qu’est-ce que le réel ? John Nash (Russell Crowe), étudiant en mathématiques, semble bien placé pour le savoir. Vers 1950, élève à l’université de Princeton, il rend par des équations les mouvements des pigeons du parc. Au jeu de go, tous ses coups sont parfaits. Sa théorie économique des jeux va être mondialement reconnue. Mais il n’envisage les relations humaines qu’en termes scientifiques…

Il pense que les gens ne l’aiment pas. Sauf Charles, son colocataire. Et Alicia (Jennifer Connelly), qui devient sa femme. Un jour, un représentant du département de la Défense, William Parcher (Ed Harris), lui demande de décoder des messages soviétiques censés évoquer une attaque nucléaire.

John souffre de schizophrénie. Charles et William ne sont que des hallucinations, des créations de son esprit en mal de reconnaissance et d’amitié. Il lui est très difficile de l’accepter. Après une hospitalisation, il ne prend pas ses médicaments, et rechute. Son épouse Alicia est tentée de partir, mais elle continue. « Je le regarde, je me force presque à voir l’homme que j’ai épousé. Il est comme transformé en la personne que j’aime, comme je suis transformée en une personne qui l’aime. » C’est cette fidélité incarnée qui est le centre de l’histoire ; John y puise l’effort avec lequel il va pouvoir faire le deuil de ses amis imaginaires. Si le cerveau trompe, le coeur lui, voit bien davantage.

John Forbes Nash a existé, et a reçu le Prix Nobel d’économie en 1994 ; il vit encore. Son histoire est filmée avec peut-être un peu trop d’intensité dramatique, mais toujours une grande finesse dans la composition de l’image et dans les dialogues. Ce film dit bien plus que son scénario : l’amour donne à voir la merveille de l’altérité.

4 mars 2010

De l’ombre à la lumière

Publié par carnetsdimelda dans Cinema

Un film de Ron Howard (2005)

L’Amérique des années 30, juste après la crise boursière. Jim Braddock (Russell Crowe), autrefois boxeur prometteur, a dû abandonner la compétition après une série de défaites. Il travaille sur les quais – quand on l’accepte -, afin de faire vivre sa femme Mae (Renée Zellweger) et ses enfants, qu’il aime tendrement.
Un jour, son ancien entraîneur lui propose dans l’urgence de combattre le deuxième champion mondial. A la surprise générale, Jim Braddock gagne au troisième round… En dépit de son poids moindre que celui de ses adversaires, de son âge et et de ses blessures récurentes à la main, il accumule les victoires. Ses proches et les plus démunis croient en lui, notamment lorsqu’il s’apprête à combattre Max Baer, le champion du monde qui a déjà tué deux hommes au combat…

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C’est bien sûr un certain hymne au rêve américain, à la « seconde chance », que Ron Howard met ici en scène avec l’histoire du véritable James J. Braddock, champion mondial de boxe professionnelle de 1935 à 1937.
On trouve alors une teinte légèrement idéalisée au film, soulignant le caractère « conte de fées » de l’histoire de celui qu’on appelle « Cinderella man » – le Cendrillon de la boxe, c’est le nom du titre original. La très belle photographie, la mise en scène soignée du contexte historique et la sobriété participent à cette dimension, tout autant que l’aspect mélodramatique assez intense – personnellement j’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, alors que je ne pleure quasiment jamais en regardant des films.

En effet, l’alternance entre les scènes de boxe et celles où Braddock retrouve sa femme et ses charmants enfants en fait quelqu’un de très humain. Surtout avec l’interprétation de Russell Crowe qui véritablement crève l’écran, et de Renée Zellweger (j’ai été déçue de comprendre que c’était la même actrice que celle du trivial Journal de Bridget Jones !) Le rôle d’épouse n’est pas pour autant idéalisé, puisque la jeune femme accepte bien difficilement que son époux combatte un « tueur de ring ».

L’ensemble reste très équilibré, notamment le rythme qui ne laisse pas de place au longueurs grâce à son intensité. L’aspect mélo est en particulier tempéré par des répliques pleines d’humour – comme celles de l’entraîneur (Paul Giamatti).
Au-delà de l’espoir idéal mis en scène par les différents personnages, l’ensemble reste touchant de vérité, par exemple lors de la scène où Braddock, endetté et sans le sou, vient mendier avec simplicité auprès de ses anciens promoteurs.
Un long-métrage à ne pas concevoir comme un énième film sur la boxe – après Million Dollar Baby – mais comme une ode à la joie du courage et de l’humilité, en temps de crise. Superbe.

3 mars 2010

Arrière-plans

Publié par carnetsdimelda dans Cinema

Aujourd’hui, juste quelques éléments techniques d’analyse cinématographique. Rien que du basique, bien sûr. Par exemple, l’échelle des plans.
La prochaine fois que vous regarderez un film (déjà vu, c’est mieux !), faites attention aux plans utilisés. Ils le sont toujours dans une visée précise, une intention de mettre en évidence telle ou telle dimension de la scène, de l’événement, du personnage… Et rechercher un effet déterminé.
De plus, la transition entre différents degrés de l’échelle des plans est révélatrice de l’intention du metteur en scène. Les mouvements de caméra sont en effet importants.
Un plan est déterminé par un cadrage.

Voici l’échelle des principaux plans :
- Plan général : situe l’action et les personnages dans leur contexte topologique (paysage).
- Plan d’ensemble : prend la totalité du décor et des personnages qui s’y trouvent. On le trouve souvent en début et fin de film, ainsi qu’une introduction part du général et qu’une conclusion revient au général.
- Plan moyen : jusqu’au pied. Il souligne la présence du personnage, éventuellement dans l’espace dans lequel il se situe.
- Plan américain : jusqu’à mi-cuisse. Ainsi dénommé car c’est le plan typique des films américains des années 30 et 40. Il permet de mettre en place les personnages lors d’un dialogue sans modifier la position de la caméra.
- Plan rapproché : jusqu’à la taille ou la poitrine. Ce plan montre ce que les personnages disent et font. Il accentue leur intimité.

Ci-dessous, un plan rapproché poitrine (PRP), dans le film A beautiful mind de Ron Howard (2001), avec Russel Crowe (mon film préféré !) On remarque que la prise de vue est en plongée.
Arrière-plans dans Cinema 93321355

- Gros plan : jusqu’au cou. Il permet de lire les émotions, la vie intérieure, la psychologie d’un personnage.
- Très gros plan : une partie du visage. Il attire l’attention sur un détail dramatiquement frappant.

Voilà quelques rudiments. Si cela vous intéresse, je pourrai développer ces techniques (les manières de composer un plan, de bouger la caméra, de situer l’angle de prise de vue…), que je découvre moi-même également, dans de prochains articles.

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