Les Carnets d'Imelda

23 juillet 2011

Dictionnaire amoureux de l’hypokhâgne

Publié par carnetsdimelda dans Humour, Impressions, Petits ecrits imeldiens

Si vous avez aimé les Billets de la khâgneuse (voir colonne de gauche de ce blog), vous apprécierez sans doute le Dictionnaire amoureux de l’hypokhâgne (ci-dessous) que j’avais écrit à la fin de ma première année de prépa, il y a deux ans. A relire ces notes, c’est un monde désormais révolu qui s’offre à ma lecture. Je rentre en effet en septembre au Celsa, école de journalisme de la Sorbonne. Autre ambiance, qui ne me fera pas oublier ma dette envers la prépa ! Heureusement, d’autres perpétuent la tradition. Bonne découverte de ce monde particulier !

 Dictionnaire amoureux de l'hypokhâgne dans Humour 1712083

Ci-dessus, en langage hypokhâgneux = l’eldorado.

Reprenant le nom de l’excellente collection des « Dictionnaires amoureux » de chez Plon, en voici un beaucoup plus bref. Il reprend quelques pétales tombés de la pâle fleur de notre vie en hypokhâgne. Tout amoureux étant subjectif, ces pages le seront d’autant plus, que j’ai principalement interrogé le spécimen d’hypokhâgneux que je connais le plus, à savoir mon humble personne. Il ne s’agit donc pas, comme vous le pensiez sans aucun doute, d’une manifestation d’un narcissisme égocentrique et nombriliste démesuré. Sur le mode humoristique, ironique voire – ô horreur ! – cynique, vous découvrirez le mystérieux pays qui prépare les élites* françaises !

PS : Pour les noms suivis d’une étoile, se reporter à l’article homonyme. Quant au sigle [PJ], il fait référence à la très en vogue expression « private joke », (blague privée, connue de quelques-uns seulement), également connue sous le nom de « trip ». Ces micro-anecdotes humoristiques ont l’avantage de symboliser de manière particulièrement heureuse nos petits plaisirs hypokhâgneux. Triste paradoxe de l’affaire : ce ne seront plus des private jokes… Par ailleurs, étant à l’internat de ma prépa, j’inclus cet honorable privilège dans l’évocation de la prépa.

Écrit en mai 2009.

Amis

Heureux hasard que ce mot inaugure une liste de calamités. Les amis ? Précieux. Irremplaçables. Ceux qui partagent la même galère que nous bien sûr, avec qui on révise le vocabulaire latin au petit-déjeuner et on va contempler les ifs du parc du château entre deux épreuves de concours blanc, mais aussi devant qui on craque les soirs de cafard, et qui trouvent les bons mots pour nous réconforter. Il y a aussi ceux de l’extérieur, les amis pour qui on est pas toujours là, et qui nous aiment quand même. Ceux avec qui on prend un peu de recul, quand on se rend compte qu’en médecine ou en prépa scientifique, ils en bavent encore plus. Ceux qui sont en fac et surtout ceux qui n’ont pas cours depuis deux mois pour cause de grève… Et devant lesquels on saisit également notre chance de travailler. Sans vouloir plagier Bernanos : un ami, rien qu’un ami, c’est aussi précieux qu’une vie. Plus encore ; car la prépa, ce n’est pas une vie…

Antanaclase

Avec l’anacoluthe, la parataxe, l’hypotypose et l’homéotéleute, elle figure dans l’olympe des sublimes figures de style qui émaillent joyeusement nos cours de littérature ou de langues. Le plus triste, c’est qu’à la fin de l’année nous les mélangeons encore. Au moins, retenons celle-ci : l’antanaclase repose sur la répétition d’un mot en jouant sur sa polysémie : « Les étudiants c’est comme le linge, quand il fait beau ça sèche. » Cette antanaclase était elliptique.

(Lire la suite…)

23 juillet 2011

Viotti le violoniste

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Musique, Opéra

Dans notre série sur les musiciens italiens, nous avons redécouvert récemment Paisiello (1740-1816) et Salieri (1750-1825). Ils ne furent pas les seuls à travailler en dehors de la péninsule. Le Piémontais Giovanni Battista Viotti (1755-1824) voyagea lui aussi dans toute l’Europe.

Viotti ? Quel est cet inconnu ? Marcello Viotti peut-être, chef d’orchestre suisse mort en 2005 ? Non, certes. Giovanni Battista (Jean-Baptiste, quoi) Viotti fut d’abord membre de la Chapelle royale de Turin, en 1775. A partir de 1782, il habita Paris ; il fut même accompagnateur de Marie-Antoinette. Il fonda le Théâtre de Monsieur en 1788, où furent produits opéras français et italiens. Au moment de la Révolution, le fuyard déménagea à Londres – pour chômage technique. De retour en France, il fit commerce de vins ; l’artiste y échoua. Il travailla à l’Opéra de Paris de 1819 à 1821.

Viotti est connu (de vous, maintenant, mais pas seulement) pour son talent de violoniste ; il apporta beaucoup au répertoire du violon avec ses 29 excellents concertos pour violon, dans le style du classicisme de son époque. Le plus connu est le Concerto n°22 en si mineur, dont vous pouvez écouter le mouvement Agitato ici dans une interprétation de Fulvio Luciani. Un jeu impressionnant ! Brahms s’en inspira dans son Double Concerto en la mineur opus 102, à écouter absolument lui aussi.

Viotti le violoniste dans Histoire viotti3

 

21 juillet 2011

(Dix)neuvième arrondissement-siècle

Publié par carnetsdimelda dans Architecture, Photographie
Pas de droits sur l'album 211739

 

18 juillet 2011

Tapisserie de Bayeux : les dessous d’une trame

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Roman

Qui a volé les trois derniers mètres de la Tapisserie de Bayeux ? Le récit brodé de la conquête de l’Angleterre par les Normands en 1066, a de quoi susciter des convoitises. Il donnerait la légitimité de la couronne aux demi-frères bâtards des rois anglais. Donc à l’éventuel enfant de Diana, décédée en ces jours de l’été 1997… Mais surtout aux descendants d’Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Pénélope, fraîchement nommée ajointe au musée de Bayeux, mène l’enquête avec son ami Wandrille, dandy parisien plein de curiosité.

Adrien Goetz, né en 1966 à Caen, enseignant en histoire de l’art à la Sorbonne et auteur de La Dormeuse de Naples (paru en 2004, Prix des Deux-Magots et Prix Roger-Nimier), brode avec brio cette intrigue croisant histoire et enquête policière. Des éléments épars : un meurtre dans un petit village du Bessin, les coussins du duc et de la duchesse de Windsor (le frère de George VI, lui aussi le frère de trop), Vivant Denon qui exposa la Tapisserie à Paris sous le Second Empire  – conquérir l’Angleterre, fantasme absolu ! -, la place Vendôme et son étrange colonne, des soupçons sur l’authenticité de la Tapisserie… Histoire, imagination : où commence et où s’arrête le roman ?

Malgré quelques maladresses et des dialogues manquant parfois d’air, ce roman policier passionne le lecteur sur la Tapisserie de Bayeux et creuse sa complexité. Il anime personnages et pérépéties d’un humour ironique et constant, de quoi broder de charmants ornements à une histoire intimement normande.

 Adrien Goetz, Intrigue à l’anglaise, Grasset 2007

Tapisserie de Bayeux : les dessous d'une trame dans Histoire intrigue_a_l_anglaise_po

 

 

6 juillet 2011

Le bonheur selon Philippe Delerm

Publié par carnetsdimelda dans Impressions, Litterature, Mots

« Le mot n’a pas grand succès. Bonheur ? Non, pas vraiment. On lui préfère paix, équilibre, harmonie. » Paru en 1982, avant La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules qui fit la notoriété de Delerm, Le bonheur, Tableaux et bavardages est déjà un délice littéraire.

Chaleur veloutée au milieu de Bruges embrumé, promenades dans des chemins normands pleins de sortilèges, vin chaud qui brûle après, éphémère atelier d’aquarelle de sa femme Martine… Le mot est lâché : l’éphémère, le léger, le temps suspendu, le temps qui s’arrête, comme est évoqué le vin qui coule inutilement sur le sol. Tableaux, oui. Par les bavardages qui alternent avec lesdits tableaux, Delerm tente de définir ce bonheur au goût d’attente douce, de mélancolie jolie, de féérie quotidienne. Mais ce bonheur, « est-ce que ça va durer ? »

Le bonheur, c’est le même que celui de José Corti, dernier « bavardage » du livre : c’est celui d’avoir quelqu’un qu’on peut perdre. C’est d’aimer ceux qu’on regarde dans l’instant fragile d’un déjeuner en vacances : « A travers ce halo, vos gestes apparaissent nimbés de flous, d’un liseré de lumière blanche, à contre-jour. Vincent te pose des questions, tu lui réponds. C’est comme au cinéma ; vous bougez simplement dans le champ de la caméra pour un ralenti de bonheur impressioniste. » Vincent, c’est son fils, le chanteur au même univers intimiste, ce que l’écrivain Rémi Bertrand a nommé à propos de Philippe Delerm le « minimalisme positif ».

Au-delà du bonheur, il y a des mots nouveaux pour l’inventer : « Dans les cuisines, pas d’effort pour goûter le prix de l’instant. C’est en marge du temps ; on est dans le pays d’avant, à l’abri du présent, avec un alibi solide et délicieux : on prépare, on attend. » Ou comment savoir écrire « peinture fraîche » devant les topoï usagés.

Le bonheur selon Philippe Delerm dans Impressions 000545450

 

4 juillet 2011

« Une si douce fureur », confidences paradoxales

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Psychologie, Roman

« Parfois, je me prends à imaginer que Valentine n’a pas existé, que son épaisseur pelliculaire, entre la présence et l’absence, ne fut qu’un songe, une création que mon esprit aurait conçue à partir de morceaux de vie passée, de fantasmes, d’un jeu de miroirs projetant mes désirs les plus enfouis. Un roman. Un roman blond et bleu. » En quelques mots extraits de la fin de l’ouvrage, Christian Authier, écrivain quadragénaire contemporain, résume la relation que le narrateur a partagée avec une fragile jeune femme aux yeux bleus.

Authier parle avec délicatesse de la passion amoureuse, à travers cette histoire si banale qu’on s’ennuierait presque. Ce sont des touches, des souvenirs, des photos, des chuchotements. Il réussit, surtout dans la seconde moitié de ce court roman, à montrer l’extrême singularité de leur relation, esquissée autour de verres dans des bars ou de discussions atypiques. Le temps passé lui donne la lucidité : « Moi qui me voyais en Prince charmant sauvant Cendrillon des marâtres, je n’avais été qu’un passant. » On sent la culpabilité sourdre de ces lignes où il tente de « renouer les liens ». Trop épris, il n’avait pas vu venir la rupture : « Moi qui faisais profession d’observer les faits et les êtres, j’ai raté les signes. Ma focale trop rapprochée m’empêchait de percevoir les détails. »

Si cet amour a duré quelques mois, il l’a extrêmement marqué : « Il est de certains être comme de certains pays, on n’en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore. » Christian Authier, qui dans son roman paru en 2008, Une Belle époque, décline la nostalgie de sa jeunesse politique, garde ce ton intimiste et cette langue sobre et élégante qui comble le lecteur.

Christian Authier, Une si douce fureur, Stock, 2006

 

28 juin 2011

Las !

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Poesie

Las ! dans Litterature mantegn1 

On ne se lasse pas de relire, redire certains sonnets de Du Bellay. Séjournant à Rome au milieu du XVIe siècle, il se plaint, dans les célèbres vers ci-dessous, de n’avoir plus la faveur des Muses. Mais lors même qu’il affirme que sa source d’inspiration s’est tarie, n’est-il pas dans les sommets de son art ? Un chef-d’oeuvre de musicalité, à réciter sous la douche.

Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l’immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?

Où sont ces doux plaisirs qu’au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté
Dessus le vert tapis d’un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait* être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient.

De la postérité je n’ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient.

* voulait

  

23 juin 2011

Makine, le dentellier des amours éternelles

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Politique, Roman

Makine, le dentellier des amours éternelles dans Litterature 9782021033656_image_1 

« Grâce à elle, je compris soudain ce que signifiait être amoureux : (…) éprouver la bienheureuse inaptitude à réduire la femme à elle-même. » Il s’agit de la premier femme dont le narrateur est tombé sous le charme. En huit épisodes, il évoque des rencontres échelonnées dans l’URSS depuis les années 1960 jusqu’à la fin de l’empire soviétique. Celle qui le « libéra des symboles », « celle qui a vu Lénine », ou celle qui est avec lui « prisonnière de l’Eden », dans une magnifique et stérile pommeraie…

André Makine, érivain franco-russe qui obtint le Prix Goncourt et le Prix Médicis en 1995 pour Le Testament français, signe ici un livre à partir d’éléments peut-être autobiographiques, et avec un style toujours fin et poétique. On a envie de surligner chaque phrase, tant le réalisme des détails, l’acuité du regard et la légèreté de la lumière épousent la part idéologique – ou plutôt anti-idéologique - de l’oeuvre.

Car ces amours, platoniques ou charnelles – dépassant même ces catégories -, vont peu à peu dessiller son regard sur les illusions de la propagande et du soviétisme. C’est à l’occasion des ces amours libératrices que la vérité se fait jour. Ainsi la jeune Vika lui montre en deux phrases que la doctrine n’a pas de rapport avec le bonheur. Alentour, « la tiédeur de mars avait brodé un filigrane de glaces fondantes, une dentelle de rosaces que j’arrachais et qui se brisaient entre mes doigts au moment même où mon amie apercevait leur beauté constellée. » 

Pour autant, l’amour n’est pas à ce point un échappatoire, qu’il serait isolé du temps et du lieu où il fleurit. Juste avant la chute du mur, le narrateur explique à Kira, une activiste dissidente qu’il a connu enfant à l’orphelinat : « Comment lui expliquer que dans le passé de ce pays qui s’en va pour toujours, il y a aussi notre enfance : monté sur des gradins, au milieu d’un grand parc couvert de neige, je vois les élèves, (…) et à l’écart des autres, déjà rétive à la discipline, marche cette petite fille que je reconnais à son bonnet rouge. Il faudrait donc rejeter ce souvenir-là. »

Aussi la nostalgie cristallise ces amours sans suite, dans la beauté d’une glace polie par le temps. Un chef-d’oeuvre !

Le Livre des brèves amours éternelles, Seuil 2011

 

23 juin 2011

Avez-vous vos papiers ?

Publié par carnetsdimelda dans Creations, Peinture, Photographie

Lorsqu’on voit sur de grands panneaux au Musée du Louvre Le papier à l’oeuvre, une exposition en partenariat avec la marque Canson, on imagine Monet-bis, quelque chose de majestueux, une fresque immense, un papier peint d’oeuvres. On se retouve dans une seule salle avec une soixantaine d’oeuvres, charmantes souvent, hermétiques parfois, insolites surtout.

Car le papier, ce n’est pas que votre copie de bac ou votre facture d’électricité. C’est aussi un support artistique, qui a pu être modifié, manipulé, soit de manière fortuite, soit à dessein. Par exemple, on découvre un dessin de Rembrandt – Cours d’eau aux rives boisées – qu’il a fait au dos d’une recette, non pas de pâté en croûte, mais d’eau-forte. Dans la section « Papiers assemblés et multipliés », on peut voir le projet d’un polyptique par Lucas Cranach (XVIe siècle), avec les petits volets en papier. Plus loin, on aperçoit la Maquette pour Tartuffe de Molière faite par Braque pour une mise en scène de Louis Jouvet en 1949.

Jean Frédéric Oberlin, Huit portraits masculins et féminins en silhouettes - exposition Le papier à l'œuvre

Petite pièce atypique, Huit portraits masculins et féminins en sillhouette vers 1780 par Jean-Frédéric Oberlin (ci-dessus) est un bon exemple de ce que l’on peut voir de charmant dans cette exposition. Au-delà des termes techniques (papier vergé par exemple), on prend plaisir à découvrir des oeuvres accessibles, à quelques exceptions près. Le Sans titre de Christian Viallat (ci-dessous), qui date de 1973, se révèle tout de même malgré la recherche plastique, plus opaque.

 

Claude VIALLAt, empreinte de corde, 1973. 

Le papier à l’oeuvre, exposition au Musée du Louvre. Aile Sully, 1er étage. Jusqu’au 5 septembre. Gratuit pour les moins de 26 ans.

 

19 juin 2011

L’hiver de vive voix

Publié par carnetsdimelda dans Creations, Musique

Ecouter l’ensemble vocal Accentus sous la direction de Laurence Equilbey (photo) est une jubilation en soi. L’écouter chanter ici une oeuvre au départ purement instrumentale - L’hiver des Quatre saisons de Vivaldi - est une expérience des plus inhabituelles. Parallèlement, il est intéressant de réécouter l’oeuvre du Prêtre roux ici interprétée par l’ensemble orchestral de Paris dirigé par Jean-Pierre Wallez. Accentus transforme les différents instruments en voix et paroles grâce au travail de compositeurs-transcripteurs. La pièce a été ici traitée comme un motet du XVIIIe siècle, avec basse continue.

J’eus le plaisir d’écouter Accentus l’été dernier aux Rencontres musicales de Vézelay, interprétant des oeuvres sacrées de Brahms, Bruckner et Rachmaninov. On perçoit toute la force d’expression de la voix humaine et on comprend comment l’ a cappella peut faire oublier tous les orchestres.

L'hiver de vive voix dans Creations laurence-equilbey_485482

 

1...34567...21

DanceMusicNews |
marc marilyn manson |
Metallica up your ass |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | La vérité est ailleurs vers...
| Haute Tension
| aaron57