Les Carnets d'Imelda

9 mars 2010

Appétit de vivre

Publié par carnetsdimelda dans Impressions, Petites reflexions, Psychologie

Je me suis aperçue que certaines personnes profitent de la vie avec plus ou moins d’appétit, d’intérêt, d’investissement, de curiosité, de petits plaisirs, de joie. C’est un certain état d’esprit qui se rapproche de la joie d’exister et d’en tirer le plus de bonheur, à la mesure de notre propre vie. Certains plaisirs sont payants, d’autres gratuits. Je me suis amusée à en recenser quelques-uns.

Parmi les plaisirs un peu coûteux, nous trouvons aller à un concert (de baroque bien sûr), manger une glace chocolat-pistache sur une terrasse de café, offrir des cadeaux inutiles (liés à des souvenirs communs par exemple), faire du canoë sur un lac en Haute-Loire, faire de la broderie ou du tennis, jouer de la harpe celtique, organiser des anniversaires-surprise, aller en soirée dansante, voyager en Espagne, faire de l’enluminure, faire une charmante déco pour son séjour, préparer des crèmes brûlées pour ses amis, faire les magasins, fonder une revue spécialisée, manger des bonbons le soir.

D’autres, plus gratuits, peuvent être ceux d’aller regarder la Voie lactée les nuits d’été, être curieux de tout, de l’actualité, faire des jeux de société (les échecs, bien sûr), manger dehors le plus souvent possible et dès que le printemps pointe son nez, discuter avec la caissière, chanter en faisant la vaisselle, se baigner dans des rivières, prendre l’apéritif même en semaine, sourire au chauffeur de bus, donner des prénoms aux objets de la maison (Hugo le frigo, Estelle la pelle…), etc, etc.
Si vous avez d’autres idées, je suis preneuse !

L’appétit de vivre peut consister en une certaine jeunesse d’esprit, prête à s’amuser de riens et à s’émerveiller de tout. A saisir chaque occasion de se faire plaisir mais également de faire plaisir aux autres. Et non seulement en période de vacances, mais aussi dans les tâches quotidiennes et routinières.
La question serait : pourquoi certaines personnes sont-elles plus blasées que d’autres ?
Et jusqu’où peut aller cet appétit de vivre ?
Voilà. Graves questions, n’est-ce pas ?

Post Scriptum : je voulais ajouter que ces activités ont pour carcatéristique commune de n’avoir souvent d’autre but qu’elles-mêmes, ou tout au moins d’échapper à une perspective utilitaire et technique. Par ailleurs, elles s’arrêtent là où ce plaisir devient pur hédonisme, et peut mener l’homme à négliger ses autres devoirs.

28 février 2010

Secrets de beauté

Publié par carnetsdimelda dans Citations, Petites reflexions

Je vous fais partager ce texte, dont l’authenticité étouffe toute mièvrerie (ou presque).

Lorsqu’on demandait à Audrey Hepburn ce qu’elle faisait pour être aussi belle, elle répondait en citant ces propos de Sam Levenson :

Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté.

Pour avoir de beaux yeux, regardez ce que les gens ont de beau en eux.

Pour rester mince, partagez vos repas avec ceux qui ont faim.

Pour avoir de beaux cheveux, faites qu’un enfant y passe sa main chaque jour.

Pour avoir un beau maintien, marchez en sachant que vous n’êtes jamais seule.

Secrets de beauté dans Citations audreyhepburn15m

Vous le faites pour les choses, mais les gens en ont eux aussi besoin : réparez-les, bichonnez-les, redonnez-leur vie, sauvez-les; ne les jetez jamais.

La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, ni dans son maquillage, son visage ou sa façon d’arranger ses cheveux, mais dans la vraie beauté de son âme. Ce sont les attentions qu’elle donne avec amour, la passion qu’elle exprime. La beauté d’une femme se voit dans ses yeux, car c’est la porte ouverte sur son coeur, la source de son amour.

Vous êtes belles, cultivez cette beauté intérieure au jour le jour.

La beauté d’une femme grandit avec les années.

26 février 2010

Qu’est-ce que la littérature ?

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Petites reflexions, Roman

De façon esquissée, je vais essayer de vous donner ma propre définition de la littérature, forgée à mesure de mes lectures, de ma formation khâgnalistique et de mes petites expériences d’écriture.

Nous avons vu récemment en cours une réflexion qui m’a bien plu, de Paul Valéry. Il distingue deux « pôles » : la prose, et la poésie. C’est entre ces deux pôles que se situent les textes. Un critère permet de comprendre : dans la prose, le langage est un outil pour exprimer. Dans la poésie, le langage un matériau.
Plus on se rapproche du pôle « prose », plus on est de l’ordre de l’importance du sens, de l’utilitaire, par exemple, la recette du gâteau aux fraises des bois.
Plus on est du côté de la « poésie », plus le texte va être littéraire, jusqu’à s’apparenter à l’art pour l’art, c’est-à-dire à l’importance donnée à la forme, jusqu’à ce qu’elle devienne forme pure, s’il est possible.
Le texte sera d’autant plus littéraire qu’il sera propice à la question non pas du contenu « Que dit ce texte ? » mais « Comment le dit-il ? »

En effet, le texte littéraire a pour caractéristique d’être orienté selon un point de vue, un axe, qui met en lumière certains éléments et ménage des zones d’ombre (cf. les précédents articles sur le clair-obscur). Tout sera organisé autour de cet axe (ou de deux voire trois) : l’organisation de l’espace et du temps, la focalisation, les personnages, l’action, les moindres détails, souvent symboliques. Des figures de style seront donc utilisées, plus ou moins consciemment, pour mettre en évidence ces axes, pour souligner ce jeu de lumière.
Exemple au hasard : dans un passage de Brighton Rock de Graham Greene (grand auteur anglais, à lire !), plusieurs « axes » se superposent : une scène de combat physique, une lutte psychologique également, et une tension spirituelle. Le texte reflète donc, idéalement jusqu’au moindre mot, ces tensions.

Tout cela montre donc ce qui fait la force de la littérature : la puissance du langage, la magie du verbe, à évoquer le réel mais aussi et surtout à le créer, à créer un monde autonome, une oeuvre d’art.

Oui, mais dans tout cela me direz-vous, comment écrire de la littérature ? Faut-il peser chacun des mots, presque artificiellement ?
Je crois qu’il vaut mieux avoir « l’axe » en tête (par exemple, je veux que cet événement soit décrit avec distance, ironie et satire), et je me laisse guider dans mon écriture qui en prendra tout naturellement l’influence, et sera donc plus à même d’exprimer textuellement l’objet évoqué.
Et puis, ne négligeons pas le contenu, ou le sens. Car la forme dépourvue de sens ou presque, soyons clairs en dépit des Mallarmé et autres art-pour-l’artistes, cela fait de jolies expériences littéraires, mais n’éclaire pas beaucoup le lecteur.
C’est en fait tout un équilibre à trouver, propre à chaque écrivain, pour que la forme ne phagocyte pas tout sens, et que le sens ne réduise pas la forme à une visée utilitaire non plus. En bref, un équilibre entre les deux pôles cités plus haut.
A suivre…

17 février 2010

Microcosmes (2)

Publié par carnetsdimelda dans Humour, Impressions, Petites reflexions

Dans la série « la khâgne rend fou » (n’hésitez pas à consulter à cet effet l’onglet « Les billets de la khâgneuse » ci-dessus), bien qu’on puisse aussi comprendre en ce terme de folie la capacité à voir ce qu’on ne verrait pas avec un esprit sain (illuminations rimbaldiennes, surréalisme, pouvoir de la poésie à ce qui est étrange donc étranger, et tutti quanti…), donc, hem, la folie me fait aujourd’hui entrer dans la période « Microcosmes ».
Rien à voir avec un quelconque film sur les insectes (quoique). Je fais ma période Microcosmes, comme certains ont leur période Pokémon, Barbie, Lego, aquarelle, barbecue, films d’horreur, match de rugby, musique retro, raton laveur…
Venons-en aux faits. Au sujet, donc.
Il me semble que le microcosme puisse vraiment s’identifier au macrocosme. Un petit monde est tout le monde. Quelques exemples pour éclaircir ces phrases absconses :
-Une petite famille reflète les questions essentielles de l’homme (au hasard : vivre, aimer, mourir, manger, dormir, choisir, rire et pleurer).
- Une vie, dès lors qu’elle touche à l’amour (sens large) et à la mort, est la vie.
- Dans la littérature, l’art, se trouvent de nombreux exemples de cette relation. Je ne parle pas que de Vermeer et de Proust (voir infra). Mais bien souvent, dans l’espace d’un motif, d’un cadre spatio-temporel restreint, d’un ou deux personnages (plutôt deux) se trouvent quelques grandes questions humaines. C’est justement le génie de l’artiste de les mettre en évidence.
- Je ne parle même pas de la biologie, avec le fonctionnement de la cellule vivante, ni de l’économie, où la micro-économie, eh bien, reflète sans doute la macro (hem, là je marche sur des oeufs, voire sur rien).
- Dans la vie spirituelle, des riens peuvent contenir tout. « Ramasser une aiguille pour l’amour de Dieu est aussi grand que faire un pélerinage à Jérusalem avec la même mesure d’amour », disait sainte Thérèse de Lisieux.
L’exemple est l’idée, alors ? Non pas. Mais le singulier peut parfois prétendre à l’universel, bien qu’en ayant conscience de ses limites. Et c’est plutôt sympathique, comme idée.

Microcosmes (2) dans Humour Microcosmos

8 février 2010

Limites

Publié par carnetsdimelda dans Petites reflexions

Il est facile de rejeter. Des idées, des modèles. De trouver des limites. Normal : il y en a toujours, l’humain étant limité.
Il est facile de déclarer dépassé, inadapté, restreint, offrant plus d’inconvénients que d’avantages.
Sans jouer au rebelle – le conformisme de l’anticonformisme -, on peut être aisément tenté par l’opposition systématique. Pas forcément pour s’affirmer, tel un adolescent boutonneux, mais pouvoir se sentir un esprit critique, ou même réellement en avoir un.
Aussi pensé-je qu’il est plus facile de rejeter que d’adhérer, même et surtout si l’adhésion est un rejet.

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