Les Carnets d'Imelda

6 juillet 2010

Musique italienne – Vivaldi

Publié par carnetsdimelda dans Musique

On ne présente plus le « prêtre roux », mais il faisait partie de la liste des compositeurs italiens, ce cher Antonio. Aussi vais-je essayer de ne pas vous repasser ses Quatre saisons ou son Gloria, mais plutôt me rabattre sur ses sonates peut-être moins connues que ses concertos, qui sait ? En tout cas il n’en a composé « que » 98, contre 507 concertos. Quand même.

Voici ici un album de sonates pour violoncelle (opus 14) interprété par l’ensemble des Basses continues de Bruno Cocset. Faites votre choix !

Phrase érudite piquée sur wiki (assumons), qui montre la spécificité des pièces évoquées : « Dans ses sonates, Vivaldi se conforme à la structure traditionnelle de la sonata da camera — magistralement illustrée par Corelli ; ce sont en fait des suites respectant sans grande rigueur la structure « allemande-courante-sarabande-gigue ». Ses premières sonates sont des œuvres soignées mais de peu d’originalité (à l’exemple de Corelli, il termine son premier recueil par une suite de variations sur La Folia). Celle-ci se fait jour dans les pièces plus tardives et notamment les magnifiques sonates pour violoncelle de l’opus 14 qui appartiennent au grand répertoire de l’instrument. »

 

 Musique italienne - Vivaldi dans Musique VIVALDI_02

 Je lui trouve un air bien prétentieux, avec ce pli dissymétrique de la bouche. Enfin tant pis.

 

20 juin 2010

Camaïeu musical

Publié par carnetsdimelda dans Impressions, Musique

Un exercice intéressant est celui de comparer plusieurs interprétations d’une même oeuvre. Prenons par exemple le « Laudamus te »  du célèbrissime et magnifique Gloria de Vivaldi. En voici quatre différentes :

- Ici dans une interprétation (lire la première des deux) de l’ensemble Concerto Italiana dirigé par Rinaldo Alessandrini.

- , c’est l’orchestre de chambre de Lausanne dirigé par Michel Corboz. C’est bien plus lent : 2 minutes 16 au lieu de 1 minute 57 pour l’ensemble italien (En même temps, en Suisse… bon). Mais ce dernier était exceptionnellement rapide : parmi la vingtaine d’interprétations proposées par Deezer, il s’agissait de la plus brève.

- Cette interprétation, sous la houlette de Riccardo Muti, met en relief le jeu du clavecin.

- Dans celle-ci, avec le Choeur du King’s College de Cambridge, on peut particulièrement apprécier la qualité des voix solistes.

A vous de proposer d’autres commentaires !

 

17 juin 2010

Musique italienne – Frescobaldi

Publié par carnetsdimelda dans Musique

Organiste titulaire à vie de la basilique Saint-Pierre de Rome, impossible ?

Non, Girolamo Frescobaldi (1583-1643) le fut, pendant trente-cinq ans. Il devint ainsi le maître principal du clavecin et de l’orgue en Italie pendant le premier tiers du XVIIe siècle. Baroque, ses formes de prédilection étaient la partita, la toccata, la fantasia et la canzone. Vous pouvez écoutez de très belles canzone ici, dans une interprétation de l’ensemble des Basses réunies dirigé par Bruno Cocset.

On nous dit que « le style de Frescobaldi, très personnel, fait une large place aux dissonances, à la modulation, aux ruptures subites de rythme, à l’invention mélodique toujours renouvelée qui évoquent l’improvisation. »

31 mai 2010

Musique italienne – Monteverdi

Publié par carnetsdimelda dans Musique, Opéra, Peinture

Cette fois, découvrons ou redécouvrons ce qui est considéré comme le premier grand opéra moderne : l’Orfeo de Monteverdi (1567-1643), joué pour la première fois à Mantoue en 1607.

Vous connaissez sans doute l’histoire d’Orphée, cet homme qui va rechercher aux enfers sa femme Eurydice, et dont le chant réussit à émouvoir les dieux, les hommes et même les rochers.

Ici, au début de l’acte II, après son mariage et avant d’apprendre que sa femme a été mordue par un serpent, Orphée se promène dans la forêt. Les nymphes et les bergers l’appellent et lui demandent de chanter. A écouter ici.

 Ecco pur ch’a voi ritorno, / Care selve e piaggie amate, / Da quel sol fatte beate / Per cui sol mie notti han giorno.

Voici que je reviens à vous, / Chères forêts et prairies bien aimées, / Egayées du même soleil / Qui transforme mes nuits en jours.

Si cela vous intéresse, ici se trouve le livret de l’opéra. Et ci-dessous, même si ce n’est pas vraiment la même époque, Orphée ramenant Eurydice des enfers peint par Camille Corot. Une ambiance mythologique et onirique à savourer pour elle-même, comme pour son caractère fondateur, ne serait-ce que dans l’histoire de la poésie.

Musique italienne - Monteverdi dans Musique medium_Corot_Orphee_ramenant_Eurydice_des_enfers

 

21 mai 2010

Musique italienne – Gabrieli

Publié par carnetsdimelda dans Musique, Peinture, Voyages

Continuons à découvrir les grands de la musique italienne avec Giovanni Gabrieli (1557-1612). Il fut titulaire de l’orgue de la basilique Saint-Marc de Venise à partir de 1586, succédant ainsi à son oncle Andrea Gabrieli, également compositeur.

Il est considéré comme une figure importante de la transition entre musique de la  Renaissance et musique baroque : débuts d’utilisation de la basse continue, premières utilisations de nuances.

A écouter ici, sa Canzon duodecimi toni a 10 interprétée par le London Brass. Majestueuse et claire, comme cette peinture que fit de lui Annibale Carracci.

Musique italienne - Gabrieli dans Musique IVN_Giovanni_Gabrieli_4 

14 mai 2010

Musique italienne – Palestrina

Publié par carnetsdimelda dans Musique

Dans le but d’étoffer un peu l’image virtuelle que vous avez de la péninsule, nous allons effectuer un petit voyage dans l’histoire de la musique italienne.

Sachons d’abord que c’est en Italie que fut inventée la notation musicale : au XIe siècle, le bénédictin Guido d’Arezzo fixa le nom des notes à partir des syllabes initiales des six premiers vers de l’hymne à Saint Jean Baptiste :

UT queant laxis REsonare fibris  MIra gestorum FAmuli tuorum    SOLve polluti LAbii reatum    Sancte Iohannes.

L’Ut se transforma en « do » au XVIIe siècle.

Nous pouvons évoquer un compositeur du XVIe siècle, Giovanni Pierluigi da Palestrina, dont l’oeuvre très féconde fut essentiellement religieuse. Admirons la beauté de ces polyphonies vocales dans l’une des 105 messes qu’il écrivit : ici, le Kyrie de la Missa Tu es Petrus, interprété par le choeur dirigé par Gerhard Schmidt-Gaden.

Petite note géographique : Palestrina ne vivait pas en Italie (nation depuis 1861 seulement) mais dans les Etats pontificaux, près de Rome.

1 mai 2010

« O quam tu pulchra es »

Publié par carnetsdimelda dans Musique

Oeuvre vocale monodique d’Alessandro Grandi (1577-1630), cette pièce magnifique fut publiée à Venise en 1628. Grandi fait partie des compositeurs pré-baroques (ou du début du baroque), tels que Claudio Monterverdi, dont il devint l’adjoint en 1620. L’Encyclopédie Universalis nous apprend que’ « il unissait le don d’une mélodie pleine de charme à l’art de trouver la musique qui s’adapte exactement au sens des mots. Ses « cantates » monodiques annoncent les chants sur basse obstinée de Henry Purcell, où la voix exécute des variations mélodiques sur une basse qui se répète. »

Je trouve cet air d’une grande pureté, en particulier ici dans cette interprétation du jeune et talentueux contre-ténor français Philippe Jaroussky.

Petite explication intéressante de ce dernier, à propos de sa voix : « On parle de haute-contre pour la musique baroque française : Lully, Rameau… La voix de contre-ténor, proche du registre très haut du fausset, s’apparente à une voix de ténor léger, aux aigus puissants. En revanche, un contre-ténor peut chanter Bach, Vivaldi, ou Purcell. »

13 avril 2010

Ave verum

Publié par carnetsdimelda dans Musique

Un chef-d’oeuvre de musique sacrée que cet Ave verum de Mozart, ici dans une interprétation d’Edward Higginbottom dirigeant le Choeur du New College d’Oxford.
Le texte est anonyme et date du XIVe siècle. Mozart composa ce motet le 17 juin 1791 pour la fête du Corps du Christ. De quarante-six mesures seulement, il est simplement écrit en sotto voce pour un chœur, des cordes et un orgue.

25 mars 2010

Tanguez

Publié par carnetsdimelda dans Musique

Voici un charmant petit tango qui se trouve entre autres dans la bande originale du film que je suis en train de regarder : Le Temps d’un week-end, de Martin Brest.
Ce célèbre tango a été composé à l’origine par Carlos Gardel en 1935 sur un texte d’Alfredo Le Pera.

A écouter ici.

5 mars 2010

Chanson française

Publié par carnetsdimelda dans Chanson, Musique

Quittons les hautes sphère de la musique classique (ou « cultivée », comme l’appelle Alessandro Baricco), pour errer au pays de la chanson française. Vous trouverez ci-dessous une liste relativement arbitraire de certaines de mes chansons préférées. Ce n’est pas une anthologie, mais vraiment un choix subjectif, inégal, éclectique. A découvrir ou redécouvrir !

- Douce France de Charles Trenet. (1943) ici
- Auprès de mon arbre de Georges Brassens. (1955) ici
- Quand on n’a que l’amour de Jacques Brel. (1957) ici
- Göttingen, de Barbara. (1964) ici
- Que serais-je sans toi de Jean Ferrat. (1965) ici
- L’étrange concert des Frères Jacques. (1967) ici
- Je suis malade de Serge Lama. (1973) ici
- Les fées de Yves Duteil. (1979) ici
- Elle est d’ailleurs de Pierre Bachelet (1980) ici
- Vivre ou survivre de Daniel Balavoine. (1982) ici
- Les valses de Vienne de François Feldman. (1989) ici
- Savoir aimer de Florent Pagny (1997) ici
- Tournent les violons de Jean-Jacques Goldman. (2001) ici
- La fille d’avril de Laurent Voulzy. (2002) ici
- Fanny Ardent et moi de Vincent Delerm. (2003) ici
- Midi 20 de Grand Corps malade. (2006) ici

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