Les Carnets d'Imelda

13 septembre 2011

« Regain » : le mythe fondateur en Provence

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Roman

De Jean Giono, on connaît surtout Le hussard sur le toit – évoqué ici. Dès ses premières oeuvres, l’écrivain dessine les paysages qui sont les siens : la région de Manosque. En 1929, il publie Regain, l’histoire de la renaissance d’un village moribond, renaissance d’un monde.

Dans le village d’Aubignane, il n’y a plus que trois habitants : Gaubert, « la Mamèche », et Panturle. Rapidement, les deux premiers partent et Panturle se retrouve seul. Sa rusticité est celle du chasseur, qui devient presque une bête. Il vit au sein d’une nature personnifiée : les collines sont « velues », la terre « gémit », le vent « prend son élan » et « plaque sa grande main tiède ».

Une femme, amenée en secret par « la Mamèche », arrive au village. Arsule apporte avec elle une humanité féconde, celle qui sème le grain et récolte le blé, tout autant que l’amour. « La terre d’Aubignane redeviendra de la terre à homme », prédit un vieillard voisin, qui n’est autre que Gaubert. Le lieu imaginaire, la narration au présent et les symboles de la fondation bâtissent un mythe primitif, celui de la civilisation.

Giono réussit à raconter cette histoire avec le ton familier et oral du paysan - avec ça et là expressions régionales -, tout en gardant l’élégance d’un style littéraire : « Le brouillard est contre la vitre. On entend dans ce brouillard un corbeau qui crie. Et on le voit passer de temps en temps devant la vitre comme une ombre de l’air. A part ça, pas de bruit, sauf le craquement du silence. » Une petite merveille, que Pagnol porta à l’écran en 1937.

9 septembre 2011

Le retour des choses

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Roman

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En découvrant la couverture, on pense à un roman à l’eau de rose. Non ! Le livre de Francine de Martinoir exprime avec justesse et poésie bien plus que la fougue des sentiments. Il retrace une histoire dans l’Histoire ; les souvenirs de la narratrice, Octavie Delgodère, qui a été (comme la romancière elle-même) envoyée en Algérie pendant la guerre l’indépendance, en tant que professeur de lettres.

Elle rencontre sur un court de tennis d’Alger un officier plus âgé qu’elle, Tancrède Préfailles, qui porte en lui les stigmates de son séjour à Buchenwald et de la guerre du Vietnam. Ils se marient. Pour Octavie, le dilemme pourrait se situer entre son mari qui maintient la présence française en Algérie, et ses amis et collègues qui militent pour l’indépendance, au prix de leur sang. Mais Tancrède est souvent absent, et se montre secret sur ses activités. A-t-il participé à l’enlèvement d’Etienne Bazine, un de ses amis pro-FLN ? Leur relation se fragilise et ils finissent par se séparer.

C’est d’une clinique parisienne où elle vient de subir une opération que bien plus tard, Octavie évoque son passé. Elle vient d’apprendre par la télévision le décès du commandant Préfailles. Par ce récit impressionniste, amoureux de l’Algérie et de sa lumière, elle tente de trouver un sens. C’est avec délicatesse que l’auteur montre l’échec d’une vie conjugale où les époux ne savent pas communiquer, ni s’aimer dans les petites choses. La couleur de la nostalgie lui donne cependant un clair-obscur émouvant. 

 

Francine de Martinoir, L’aimé de juillet, Editions Jacqueline Chambon-Actes Sud, 2009

8 septembre 2011

Karen Blixen pour procuration

Publié par carnetsdimelda dans Actualité, Histoire, Litterature

Dans ce court roman de la rentrée littéraire, Nathalie Skowronek fait d’une aventurière du siècle dernier une soeur et une amie.

L’appel du large, l’appel de la forêt, l’appel de l’Afrique : on peut dire que c’est ce qui sous-tend ce livre atypique. Il alterne, jusqu’à la fusion des deux, le récit de la vie de Karen Blixen (1885-1962), et celle de la narratrice. La biographie de la première est connue des spectateurs de Out of Africa (1985) : une jeune femme danoise, dans les années 1920, trouve au Kenya échappatoire et aventure. Elle écrit à son retour de nombreux contes, dont Le Festin de Babette, mais surtout La Ferme africaine.

C’est ce récit-là que lit à l’âge de onze ans la narratrice de Karen et moi. Dès lors, elle ne cesse de songer à Karen et à découvrir une parenté entre sa vie et la sienne. Mal-être personnel, mariage sans conviction, rêves d’amour et de voyage, désir d’écriture. Et surtout, peur d’être abandonnée.

Avec un art du récit digne de celui de Karen Blixen, au fil de phrases sobres et fluides, Nathalie Skowronek semble livrer un conte, celui de deux sœurs que la distance géographique et historique ne sépare pas. Malgré le thème assez consensuel – la fuite une vie bourgeoise et étriquée -, la conclusion première reste qu’un livre peut changer une vie.

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Karen et moi, de Nathalie Skowronek, Editions Arléa, 2011.

23 août 2011

La jeunesse du roman

Publié par carnetsdimelda dans Actualité, Litterature, Mots

Dans le microcosme des éditeurs-librairies-et-critiques, on parle beaucoup de Marien Defalvard, « le jeune génie de la rentrée littéraire ». Aujourd’hui âgé de 19 ans, il a écrit alors qu’il en avait seize Du temps qu’on existait, un long roman évoquant les souvenirs d’un homme né en 1960. De Sacierges (Indre) à l’Aisne en passant par Paris, Strasbourg, Brest et Lyon, il traîne son oisiveté, sa nostalgie de l’enfance et sa misanthropie cafardeuse.

Ce qui frappe dans ce récit foisonnant, c’est la plume, élégante, précieuse, gourmande, abondante jusqu’à l’excès. Extrait : « J’ai vite compris combien cette ville était pleine de spectres et d’apparitions ; d’ombres. La concierge était une ombre, le marchand de tabac était une ombre, les étudiants, dans leurs vêtements destructurés qui parlaient structuralisme, c’étaient des ombres. » Mieux (pire ?) : « Au centre de la table se dispersaient les consommations – les femmes au thé, les hommes au café, les enfants au chocolat. En trois temps le chocolat – comme la valse, comme la composition de français ; mais jamais les belles choses, car les floraisons, les vacances, les jours ne se fractionnent ni en deux ni en trois temps : le bonheur est innombrable, c’est la couleur dans le tube. » Brillant !

Le problème, c’est que cette prose (qu’un critique a comparé avec justesse à un « gâteau trop riche d’où déborde un talent fou, crémeux, irrépressible »), on la déguste pendant 370 pages ! Indigestion assurée ; et c’est dommage. On préférerait lire ce roman sous forme de poèmes, à lire séparément. Autre inconvénient : l’ennui vient aussi du fait qu’il n’y a aucun dialogue, aucune intrigue, aucune vraie histoire ancrée dans l’Histoire du XXe siècle ; c’est plutôt un recueil d’errances et de souvenirs, hypersensibles, interminables à la Proust. On y trouve une débauche de métaphores, filées ad nauseam.

Si ce jeune homme n’a pas de prix littéraire, il aura au moins celui que je lui décerne : celui du vocabulaire. Même indigeste, il est délicieux, d’une diversité appréciable, d’une richesse jusqu’à l’originalité et à la création (le verbe lacrymer, vous connaissez ?). Touffeur, splénétique, draper, vitement, pléiade : si tous les jeunes parlent ainsi, l’avenir de la langue française est assuré. Un beau roman à lire une page à la fois.

La jeunesse du roman dans Actualité

Interview de l’auteur sur France Inter ici.

Marien Defalvard, Du temps qu’on existait, Grasset, à paraître le 1er septembre 2011.

 

20 août 2011

Le pétrole, soleil noir

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Politique, Roman

Brut de Dalibor Frioux est l’un des « premiers romans » de cette rentrée littéraire les plus salués. Dans ce livre d’anticipation, l’auteur, jeune professeur de philo, présente un monde du XXIe siècle en pénurie, où seule la Norvège continue à puiser dans ses grandes ressources en pétrole. Dans ce pays privilégié, tout est irréprochable et éco-responsable. La Norvège distribue les millions du pétrole, réunis en un fonds éthique, dans des projets environnementaux ou de co-développement.

Mais la réalité n’est pas si blanche : des ouvriers meurent à cause des conditions de travail dans les installations pétrolières, un parti populiste prônant le pétrole-roi risque de gagner aux élections, des groupuscules exécutent des actes xénophobes. Le crépuscule des dieux arrive à petits pas.

Les différents personnages profitent de cet univers surprotégé (Katrin), se questionnent (Henryk) ou le rejettent (Jensen). Dalibor Frioux réussit de sa plume fluide et souvent pleine d’humour à moquer indirectement les travers de la société occidentale. On pense également à cette règle donnée aux jeunes sans travail : ils peuvent s’inscrire soit en tant que chômeurs, soit en tant qu’artistes. Un épais roman ambitieux et réussi.

On peut voir la présentation de l’auteur ici, et l’écouter dans cette émission de France Inter.

Le pétrole, soleil noir dans Litterature brut

 Dalibor Frioux, Brut, Seuil, 493 pages. En vente depuis le 18 août 2011.

 

9 août 2011

Ce que cache un héros

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Journalisme, Litterature

Ecrire des nécrologies, ce n’est déjà pas toujours facile. Faire l’éloge d’un homme parfait, ce Charles-Elie Sirmont au parcours politique et humanitaire trop lisse, c’est ce que le journaliste Moreira se refuse à faire. Au long du roman, il interroge des personnalités ayant connu Sirmont, afin de préparer l’article qui paraîtra à la mort de ce dernier. Diverses personnalités ont côtoyé le personnages, dans sa carrière de député, d’ambassadeur, de héros humanitaire au Liban ou en Bosnie. Si le sauveur est moins immaculé qu’il n’y paraît, il semble néanmoins incarner le courage, au coeur de missions périlleuses.

Ce que Moreira va découvrir, c’est la blessure intime qui a poussé Sirmont à vouloir améliorer la vie de populations en guerre ou sinistrées. C’est ce que la façade médiatique cache des personnalités. Mais c’est aussi le besoin des gens de connaître des individus modèles, des exemples éthiques, jusque dans le monde actuel.

Etienne de Montety mène avec brio la trame de l’enquête, qui tend cependant à être une succession de récits historiques et militaires trop détaillés, qu’à un véritable roman. Il fait toutefois montre d’une excellente connaissance  des conflits récents, ainsi que des médias – ainsi, le fait qu’après la mort d’une personnalité, si le président a utilisé tel terme élogieux, le premier ministre ne puisse plus l’utiliser.

L’humour est également de mise. Moreira étant chargé des nécrologies, « la mort des autres devint une idée fixe. Il se mit à se réveiller la nuit, pris de panique : rien n’avait été préparé pour Marie-Hélène de Gombault. Il avait beau se raisonner : la médiéviste n’était âgée que de soixante-huit ans et rien ne laissait présager une mort proche, il ne parvenait pas à se rendormir. Il alluma la radio pour s’assurer qu’aucun flash n’annonçait son décès. » Eloquent.

Etienne de Montety, L’article de la mort, Gallimard 2009

Ce que cache un héros dans Histoire Montety

 

26 juillet 2011

Versailles revisité

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature

Contrairement à ce que l’on pense, les jansénistes n’ont pas disparu avec les ruines de Port-Royal-des-Champs, ni même après la révolution. Ils ont développé des réseaux importants dans les quartiers historiques de Saint-Médard et Port-Royal à Paris, mais aussi au château de Versailles. Ils haïssent Versailles, puisque c’est Louis XIV qui fit raser leur abbaye en 1710.

Fin 1999, Pénélope, qui a déjà mené une enquête dans Intrigue à l’anglaise, est nommée conservatrice au château de Versailles. Avec son ami Wandrille, journaliste frétillant, elle va devoir retrouver le lien entre un cadavre dans le bassin de Latone, un meuble XVIIe arrivé là seul, un Chinois qui veut créer un autre Versailles près de Shanghai…

Adrien Goetz, qui enseigne l’histoire de l’art à la Sorbonne, arrive comme dans le roman précédent à mêler brillamment réalité et fiction. Si bien que le lecteur s’interroge vraiment sur ces survivances jansénistes à l’aube du XXIe siècle, présentes aussi dans la doctrine maoïste… L’auteur rend crédibles et passionnantes les recherches historiques de Pénélope et Wandrille. La dimension didactique, bien intégrée, réduit presque l’épaisseur psychologique des personnages aux dialogues de ceux-ci. Genre policier oblige, apparemment.

Entre arrières-cabinets du château et Carré Saint Louis, l’auteur revisite la ville royale de façon telle que le Grand Siècle ne laisse personne indemne. Captivant.

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Adrien Goetz, Intrigue à Versailles, Grasset 2009

18 juillet 2011

Tapisserie de Bayeux : les dessous d’une trame

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Roman

Qui a volé les trois derniers mètres de la Tapisserie de Bayeux ? Le récit brodé de la conquête de l’Angleterre par les Normands en 1066, a de quoi susciter des convoitises. Il donnerait la légitimité de la couronne aux demi-frères bâtards des rois anglais. Donc à l’éventuel enfant de Diana, décédée en ces jours de l’été 1997… Mais surtout aux descendants d’Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Pénélope, fraîchement nommée ajointe au musée de Bayeux, mène l’enquête avec son ami Wandrille, dandy parisien plein de curiosité.

Adrien Goetz, né en 1966 à Caen, enseignant en histoire de l’art à la Sorbonne et auteur de La Dormeuse de Naples (paru en 2004, Prix des Deux-Magots et Prix Roger-Nimier), brode avec brio cette intrigue croisant histoire et enquête policière. Des éléments épars : un meurtre dans un petit village du Bessin, les coussins du duc et de la duchesse de Windsor (le frère de George VI, lui aussi le frère de trop), Vivant Denon qui exposa la Tapisserie à Paris sous le Second Empire  – conquérir l’Angleterre, fantasme absolu ! -, la place Vendôme et son étrange colonne, des soupçons sur l’authenticité de la Tapisserie… Histoire, imagination : où commence et où s’arrête le roman ?

Malgré quelques maladresses et des dialogues manquant parfois d’air, ce roman policier passionne le lecteur sur la Tapisserie de Bayeux et creuse sa complexité. Il anime personnages et pérépéties d’un humour ironique et constant, de quoi broder de charmants ornements à une histoire intimement normande.

 Adrien Goetz, Intrigue à l’anglaise, Grasset 2007

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6 juillet 2011

Le bonheur selon Philippe Delerm

Publié par carnetsdimelda dans Impressions, Litterature, Mots

« Le mot n’a pas grand succès. Bonheur ? Non, pas vraiment. On lui préfère paix, équilibre, harmonie. » Paru en 1982, avant La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules qui fit la notoriété de Delerm, Le bonheur, Tableaux et bavardages est déjà un délice littéraire.

Chaleur veloutée au milieu de Bruges embrumé, promenades dans des chemins normands pleins de sortilèges, vin chaud qui brûle après, éphémère atelier d’aquarelle de sa femme Martine… Le mot est lâché : l’éphémère, le léger, le temps suspendu, le temps qui s’arrête, comme est évoqué le vin qui coule inutilement sur le sol. Tableaux, oui. Par les bavardages qui alternent avec lesdits tableaux, Delerm tente de définir ce bonheur au goût d’attente douce, de mélancolie jolie, de féérie quotidienne. Mais ce bonheur, « est-ce que ça va durer ? »

Le bonheur, c’est le même que celui de José Corti, dernier « bavardage » du livre : c’est celui d’avoir quelqu’un qu’on peut perdre. C’est d’aimer ceux qu’on regarde dans l’instant fragile d’un déjeuner en vacances : « A travers ce halo, vos gestes apparaissent nimbés de flous, d’un liseré de lumière blanche, à contre-jour. Vincent te pose des questions, tu lui réponds. C’est comme au cinéma ; vous bougez simplement dans le champ de la caméra pour un ralenti de bonheur impressioniste. » Vincent, c’est son fils, le chanteur au même univers intimiste, ce que l’écrivain Rémi Bertrand a nommé à propos de Philippe Delerm le « minimalisme positif ».

Au-delà du bonheur, il y a des mots nouveaux pour l’inventer : « Dans les cuisines, pas d’effort pour goûter le prix de l’instant. C’est en marge du temps ; on est dans le pays d’avant, à l’abri du présent, avec un alibi solide et délicieux : on prépare, on attend. » Ou comment savoir écrire « peinture fraîche » devant les topoï usagés.

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4 juillet 2011

« Une si douce fureur », confidences paradoxales

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Psychologie, Roman

« Parfois, je me prends à imaginer que Valentine n’a pas existé, que son épaisseur pelliculaire, entre la présence et l’absence, ne fut qu’un songe, une création que mon esprit aurait conçue à partir de morceaux de vie passée, de fantasmes, d’un jeu de miroirs projetant mes désirs les plus enfouis. Un roman. Un roman blond et bleu. » En quelques mots extraits de la fin de l’ouvrage, Christian Authier, écrivain quadragénaire contemporain, résume la relation que le narrateur a partagée avec une fragile jeune femme aux yeux bleus.

Authier parle avec délicatesse de la passion amoureuse, à travers cette histoire si banale qu’on s’ennuierait presque. Ce sont des touches, des souvenirs, des photos, des chuchotements. Il réussit, surtout dans la seconde moitié de ce court roman, à montrer l’extrême singularité de leur relation, esquissée autour de verres dans des bars ou de discussions atypiques. Le temps passé lui donne la lucidité : « Moi qui me voyais en Prince charmant sauvant Cendrillon des marâtres, je n’avais été qu’un passant. » On sent la culpabilité sourdre de ces lignes où il tente de « renouer les liens ». Trop épris, il n’avait pas vu venir la rupture : « Moi qui faisais profession d’observer les faits et les êtres, j’ai raté les signes. Ma focale trop rapprochée m’empêchait de percevoir les détails. »

Si cet amour a duré quelques mois, il l’a extrêmement marqué : « Il est de certains être comme de certains pays, on n’en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore. » Christian Authier, qui dans son roman paru en 2008, Une Belle époque, décline la nostalgie de sa jeunesse politique, garde ce ton intimiste et cette langue sobre et élégante qui comble le lecteur.

Christian Authier, Une si douce fureur, Stock, 2006

 

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