Les Carnets d'Imelda

26 juillet 2011

Versailles revisité

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature

Contrairement à ce que l’on pense, les jansénistes n’ont pas disparu avec les ruines de Port-Royal-des-Champs, ni même après la révolution. Ils ont développé des réseaux importants dans les quartiers historiques de Saint-Médard et Port-Royal à Paris, mais aussi au château de Versailles. Ils haïssent Versailles, puisque c’est Louis XIV qui fit raser leur abbaye en 1710.

Fin 1999, Pénélope, qui a déjà mené une enquête dans Intrigue à l’anglaise, est nommée conservatrice au château de Versailles. Avec son ami Wandrille, journaliste frétillant, elle va devoir retrouver le lien entre un cadavre dans le bassin de Latone, un meuble XVIIe arrivé là seul, un Chinois qui veut créer un autre Versailles près de Shanghai…

Adrien Goetz, qui enseigne l’histoire de l’art à la Sorbonne, arrive comme dans le roman précédent à mêler brillamment réalité et fiction. Si bien que le lecteur s’interroge vraiment sur ces survivances jansénistes à l’aube du XXIe siècle, présentes aussi dans la doctrine maoïste… L’auteur rend crédibles et passionnantes les recherches historiques de Pénélope et Wandrille. La dimension didactique, bien intégrée, réduit presque l’épaisseur psychologique des personnages aux dialogues de ceux-ci. Genre policier oblige, apparemment.

Entre arrières-cabinets du château et Carré Saint Louis, l’auteur revisite la ville royale de façon telle que le Grand Siècle ne laisse personne indemne. Captivant.

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Adrien Goetz, Intrigue à Versailles, Grasset 2009

23 juillet 2011

Viotti le violoniste

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Musique, Opéra

Dans notre série sur les musiciens italiens, nous avons redécouvert récemment Paisiello (1740-1816) et Salieri (1750-1825). Ils ne furent pas les seuls à travailler en dehors de la péninsule. Le Piémontais Giovanni Battista Viotti (1755-1824) voyagea lui aussi dans toute l’Europe.

Viotti ? Quel est cet inconnu ? Marcello Viotti peut-être, chef d’orchestre suisse mort en 2005 ? Non, certes. Giovanni Battista (Jean-Baptiste, quoi) Viotti fut d’abord membre de la Chapelle royale de Turin, en 1775. A partir de 1782, il habita Paris ; il fut même accompagnateur de Marie-Antoinette. Il fonda le Théâtre de Monsieur en 1788, où furent produits opéras français et italiens. Au moment de la Révolution, le fuyard déménagea à Londres – pour chômage technique. De retour en France, il fit commerce de vins ; l’artiste y échoua. Il travailla à l’Opéra de Paris de 1819 à 1821.

Viotti est connu (de vous, maintenant, mais pas seulement) pour son talent de violoniste ; il apporta beaucoup au répertoire du violon avec ses 29 excellents concertos pour violon, dans le style du classicisme de son époque. Le plus connu est le Concerto n°22 en si mineur, dont vous pouvez écouter le mouvement Agitato ici dans une interprétation de Fulvio Luciani. Un jeu impressionnant ! Brahms s’en inspira dans son Double Concerto en la mineur opus 102, à écouter absolument lui aussi.

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18 juillet 2011

Tapisserie de Bayeux : les dessous d’une trame

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Roman

Qui a volé les trois derniers mètres de la Tapisserie de Bayeux ? Le récit brodé de la conquête de l’Angleterre par les Normands en 1066, a de quoi susciter des convoitises. Il donnerait la légitimité de la couronne aux demi-frères bâtards des rois anglais. Donc à l’éventuel enfant de Diana, décédée en ces jours de l’été 1997… Mais surtout aux descendants d’Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Pénélope, fraîchement nommée ajointe au musée de Bayeux, mène l’enquête avec son ami Wandrille, dandy parisien plein de curiosité.

Adrien Goetz, né en 1966 à Caen, enseignant en histoire de l’art à la Sorbonne et auteur de La Dormeuse de Naples (paru en 2004, Prix des Deux-Magots et Prix Roger-Nimier), brode avec brio cette intrigue croisant histoire et enquête policière. Des éléments épars : un meurtre dans un petit village du Bessin, les coussins du duc et de la duchesse de Windsor (le frère de George VI, lui aussi le frère de trop), Vivant Denon qui exposa la Tapisserie à Paris sous le Second Empire  – conquérir l’Angleterre, fantasme absolu ! -, la place Vendôme et son étrange colonne, des soupçons sur l’authenticité de la Tapisserie… Histoire, imagination : où commence et où s’arrête le roman ?

Malgré quelques maladresses et des dialogues manquant parfois d’air, ce roman policier passionne le lecteur sur la Tapisserie de Bayeux et creuse sa complexité. Il anime personnages et pérépéties d’un humour ironique et constant, de quoi broder de charmants ornements à une histoire intimement normande.

 Adrien Goetz, Intrigue à l’anglaise, Grasset 2007

Tapisserie de Bayeux : les dessous d'une trame dans Histoire intrigue_a_l_anglaise_po

 

 

3 juin 2011

La Loi des silences

Publié par carnetsdimelda dans Cinema, Histoire, Litterature

Le Silence de la mer : l’interprétation télévisée de Pierre Boutron, parue en 2004, reprend avec talent deux nouvelles de Vercors, Le Silence de la mer et Ce jour-là. Celles-ci furent publiées clandestinement en février 1942 aux Editions de Minuit, que Vercors venait de fonder. Elles dessinent deux types de résistance : l’une par les armes et l’autre par… le silence.

Faire un film où la majorité de l’action est jeux de regards et de mutisme, relève de la gageure. La nouvelle de Vercors est d’ailleurs très brève. Pourtant, Pierre Boutron réussit à tisser autour, en prenant quelques libertés, un vrai film, ainsi que le fit déjà Jean-Pierre Melville en 1947. L’histoire est simple : un vieil homme (Michel Galabru) et sa petite fille - sa nièce, chez Vercors – (Julie Delarme), doivent accueillir sous leur toit en 1941 un jeune officier allemand (Thomas Jouannet).

Epris de culture française, celui-ci leur adresse chaque soir un discours sur son désir de voir se rapprocher l’Allemagne et la France. Il se confie avec spontanéité sur son passé, tout en ne voyant que deux visages immobiles et silencieux.

Mais si leur bouche est close, ils entendent l’appel du jeune Werner von Ebrennach ; leur coeur s’émeut. Celui de Jeanne davantage, bien qu’elle entend rien n’en montrer. Lors même que l’officier lui montre sa prévenance et même sa timide affection, elle résiste. Son attachement se fait cependant jour lorsqu’elle évite un attentat à l’Allemand. Pour autant, le seul mot qu’elle lui adressera est celui de l’adieu.

On goûte dans ce modeste film français un rare raffinement des émotions. D’abord paraît une ambiance bâtie des bruits quotidiens, des cours de piano donnés par Jeanne, de la file d’attente chez le boucher, du départ préventif d’une famille juive. Et cet officier par défaut, musicien de formation, qui affirme : « Moi ce que j’aime dans la mer, c’est son silence. Je ne parle pas des…ressacs ? Je parle de ce qui est caché, de ce qu’on devine. La mer est silencieuse, mais il faut savoir l’écouter. » Il ajoute : Je suis très heureux d’avoir trouvé ici un vieil homme digne et une demoiselle silencieuse. » Cependant, après un entretien avec d’autres officiers, il déclare qu’il faut oublier tout ce qu’il a dit, que seul compte l’accomplissement du devoir. Son déchirement est aussi politique que sentimental. Aussi ce long-métrage est-il coloré d’une immense humanité.

Le silence de la mer

 

27 mai 2011

God save the Queen

Publié par carnetsdimelda dans Cinema, Histoire, Politique

Evoquer la crise de la monarchie britannique à l’été 1997, le silence de la Reine après la mort de Lady Diana – alors que ladite Reine est encore sur le trône en 2006 -, était en soi audacieux. Mais ce que met en évidence Stephen Frears dans son très beau film The Queen, c’est le rôle de la reine. Selon Walter Bagehot dans son essai sur The English Constitution en 1867, il consiste à « conseiller, encourager et avertir » le gouvernement. Alors que la population anglaise et la presse réclament que la reine s’exprime publiquement et que les funérailles de Diana soient nationales, c’est le premier ministre Tony Blair (joué par un Michael Sheen qui crève l’écran, photo) qui vient conseiller la reine. Les rôles s’inversent le temps de la crise.

Parallèlement, Elizabeth II évoque un « shift in values », un bouleversement des valeurs : jusqu’ici, elle n’exprimait pas ses sentiments en public, surtout à l’occasion d’un membre n’appartenant pas à la famille royale. Lady Diana avait en effet divorcé l’année précédente du Prince de Galles, l’héritier ; et l’on connaît aussi le conflit qui existait entre la famille royale et elle. Aussi la reine est-elle elle-même bouleversée. Le film montre bien le dilemme qui lui apparaît, et sa capitulation finale au souhait de la population anglaise. Représentante de la nation, la reine doit-elle incarner un idéal national ou la réalité d’un peuple ? Le travail que la reine fait en elle provoque la juste admiration de Tony Blair.

Une photographie superbe (ah, ces Britanniques) et une musique remarquable, composée par le même Alexandre Desplat qui fit celle du Discours d’un roi, placent ce long-métrage dans un écrin d’exception. A revoir.

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19 mai 2011

Salieri : tout sauf Mozart assassiné.

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Musique, Opéra

Vous souvenez-vous de notre voyage à travers la musique italienne ? Nous avions laissé Paisiello mourir à Naples en 1816 dans un contexte troublé. Voici que s’avance alors Antonio Salieri (1750-1825). La plupart d’entre vous ont sans doute l’image que véhicule à son propos le film Amadeus, de Milos Forman : celui d’un rival dévoré de jalousie, qui organisa la mort de Mozart.

Il n’en est rien ! C’est Pouchkine (encore lui) qui semble avoir diffusé cette rumeur, par sa nouvelle Mozart et Salieri (1830), mise en musique par Rimsky-Korsakov. En réalité, Salieri  – qui rencontra Mozart à Vienne en 1782 -, bien que légitimement jaloux, fut l’une des rares personnes présentes à son enterrement et aida à diffuser la musique du génie.

Lui-même n’était pas petit joueur. Né dans la province de Vérone, il fut emmené par son maître à Vienne, dès l’âge de seize ans. A la mort de celui-ci, il devint compositeur de la cour : l’impératrice Marie-Thérèse et son fils Joseph II purent goûter sa musique avant qu’il ne cède la place en 1792 ; mais il resta maître de chapelle. Il se situe à la fin de cette génération d’artistes italiens qui furent appelés par la cour impériale et y exercèrent une grande influence ; on peut penser par exemple à Métastase.

Côté composition, la musique de Salieri qui s’apparente au « classique viennois » fait évidemment beaucoup penser à Mozart. Les spécialistes affirment cependant qu’elle est plus hardie dans les dissonnances. Salieri écrivit plusieurs dizaines d’opéras, et de la musique instrumentale. On peut écouter ici son opéra La grotta di Trofonio, qui fut joué à Vienne en 1785. Trofonio est un magicien qui dans sa grotte va transformer les caractères de deux couples (Dori et Plistène ; Ofelia et Artemidoro), dont l’un est exubérant et l’autre plus réservé. Il s’agit ici d’une interprétation de l’ensemble Les Talens lyriques et du Choeur de l’opéra de Lausanne dirigé par Christophe Rousset. Magnifique.

Par ailleurs, Salieri a inspiré des auteurs de chanson, comme Béranger au XIXe siècle : La Sainte-Alliance barbaresque, Nabuchodonosor et les Orangs-Outangs, inspirés de l’Ar de Calpigi de son opéra Tarare (1787).

Salieri : tout sauf Mozart assassiné. dans Histoire salieri

 

9 mai 2011

Le Voile des illusions

Publié par carnetsdimelda dans Cinema, Histoire, Photographie

Un film sino-américain, de John Curran (2006).

« Aucun de nous n’est en Chine sans une bonne raison. » Quand Walter (Edward Norton, photo), bactériologiste britannique des années 1920, prononce cette phrase, il se trouve au fin fond de la Chine du Sud. Dans un village ravagé par le choléra, il essaie d’endiguer la contamination grâce à ses recherches. Quittant son laboratoire, il va voir la réalité de la maladie. Le voile des illusions va tomber.

Mais ce voile est aussi celui qui cachait son regard, lorsqu’il a épousé Kitty (Noami Watts), jeune femme frivole qui souhaitait échapper à la tutelle de ses parents. Elle l’a d’ailleurs rapidement trompé avec un autre homme, à Shanghai. Dans la Chine profonde, esseulée, elle peine à trouver une occupation et un sens à son existence. Mais des orphelins d’un couvent vont avoir besoin d’elle. Alors de scène en scène, l’estime de Walter pour Kitty va remonter, et réciproquement ; lors d’une scène de vérité entre eux, elle lance : « Nous sommes plus complexes que vos ridicules petits microbes. Nous sommes imprévisibles, nous faisons des bêtises et nous décevons nos proches. » Et lui d’admettre : « Il était ridicule de rechercher chez l’autre des qualités qu’il n’avait pas. »

Cette lente rédemption se déroule dans un contexte troublé et complexe. Il trouve sa contradiction interne dans la phrase d’une vieille femme, dont on enlève le cadavre d’un proche mort du choléra : « Je vous en prie, ne l’emmenez pas. Son esprit ne trouvera pas le repos ! » La sécurité sanitaire imposée par l’ « étranger » est confrontée aux traditions régionales et culturelles. A cela s’ajoutent des affrontements avec les nationalistes de Tchang Kaï-chek et les seigneurs locaux.

La Chine est néanmoins filmée avec une élégance et une sobriété admirables (davantage que Out of Africa, auquel ce film peut faire songer), tandis qu’aux paysages se superpose une musique soignée. Un film qui aurait pu être plus mélodramatique, mais ne garde qu’une grande beauté.

Le Voile des illusions dans Cinema paysage-0

9 avril 2011

Les Prodiges de la vie

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Petites reflexions

Avant d’écrire Lettre d’une inconnue (1922) et Le Joueur d’Echecs (1941) évoqués sur ce blog, l’écrivain autrichien Stefan Zweig publia en 1904, c’est-à-dire à l’âge de 23 ans seulement, une nouvelle nommée Les Prodiges de la vie. Elle raconte le destin d’un vieux peintre à Anvers au milieu du XVIe siècle, qui réalise une Madone qu’on lui a demandée. Son modèle est une jeune Juive orpheline d’une grande beauté. Une relation d’affection filiale s’établit entre les deux protagonistes ; elle est bientôt remplacée par l’amour que la jeune fille assoiffée porte au bébé modèle pour l’Enfant Jésus, alors même qu’il l’agacait au début. Alors le peintre « se sentit à nouveau proche d’un de ces éternels prodiges de la vie qui se renouvellent sans cesse : les enfants provoquent d’un seul coup le dévouement des femmes, qui de nouveau se dirige vers les enfants, de génération en génération, et ainsi ne perd jamais de sa jeunesse, mais vit au contraire deux fois, par lui-même et dans ceux qui en bénéficient. »

Mais c’est surtout l’image qui est l’objet de cette histoire, soulignant le pouvoir d’attraction qu’un tableau peut exercer et la force avec laquelle il peut rendre présent la représentation. Si bien qu’au moment du saccage iconoclaste par les calvinistes de la cathédrale d’Anvers, à la fin de l’oeuvre, la jeune Juive qui se trouvait près du tableau pour le défendre semble être sortie du tableau : les protestants croyant à une apparition commencent même à prier ! La symbolique profonde de la nouvelle est servie par une langue classique, riche et abondante. « Le lourd manteau de brume qui recouvrait la ville en cette matinée de début de printemps s’était transformé en un voile pâle, argenté, qui restait accroché comme une dentelle aux pignons des toits. » Pour un peu, un croirait voir La vue de Delft de Vermeer.

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NB : Ce blog sera au repos dans les deux prochaines semaines, pour cause de vacances… Joyeuses Pâques à tous !

 

 

6 avril 2011

Une chanson de geste aux effets comiques

Publié par carnetsdimelda dans Chanson, Histoire, Litterature

Dans la Chanson d’Antioche écrite par Richard le Pélerin et retravaillée par Graindor de Douai en 1180, l’auteur évoque dans un registre épique le siège d’Antioche (en Asie mineure, illustration ci-dessous) par les croisés en 1098. Les croisés, menés principalement par Godefroy de Bouillon, sont accompagnés de mercenaires - ceux qui font la sale besogne. A leur tête de ces hommes pauvres et hirsutes, le roi Tafur. Celui-ci, face à la faim qui les tenaille pendant ce siège, rassemble ses hommes et ils commencent à manger les cadavres des Turcs. On lit donc au début du chant V (il s’agit d’une traduction) : « Une fois réunis, ils étaient plus de dix mille. Ils écorchent les Turcs, les vident et les font rôtir ou bouillir. Puis ils les mangent, même sans pain. » Quoi, pas de pain ?

La phrase la plus improbable se trouve quelques lignes plus loin : « Le roi Tafur se sent tout ravigoté. Lui et les siens (et ils étaient nombreux !) écorchaient les Turcs au beau milieu des prés à la lame de leurs couteaux aiguisés. (…) Ils les mangeaient avec plaisir, même sans sel, en se disant les uns aux autres : « Fini le Carême ! »

Notons que cette anthropophagie, qui arrivait parfois à l’époque, est peut-être une invention d’un des auteurs de ce texte, entre poésie lyrique et épopée. Voyez aussi les « dix mille » mercenaires : il s’agit d’un effet de style, qui gonfle la réalité pour souligner le nombre. (Ceci me fait penser à un texte grec tardif racontant l’Evangile avec Jésus sur un quasi drakkar sur le lac de Tibériade… Ah, les charmes de l’épopée !).

Bien sûr, il n’y a rien de drôle dans ce potentiel cannibalisme. Mais le contraste entre ce fait même d’une part, et d’autre part le manque de sel, de pain et le « beau milieu des prés », laisse le lecteur du XXIe siècle entre surprise et amusement.

Une chanson de geste aux effets comiques dans Chanson antioche

 

16 mars 2011

Maître Bach

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Litterature, Musique

« La musique de Bach, ce sont les entretiens de Dieu avec lui-même avant la création du monde. » Que l’on soit d’accord ou non avec Geothe, auteur de cette phrase, il est certain que Bach (1685-1750) est – avec Mozart – le compositeur le plus connu de la musique dite classique. On lui a d’ailleurs donné le titre de « père de la musique », tant il devint une référence pour les musiciens postérieurs, même si on lui donna parfois des attributs qu’il n’avait pas. Bach est souvent vu comme un compositeur rigoureux, équilibré mais un peu raide et austère. Or, la musique de Bach fait souvent preuve d’une fantaisie et d’une sinuosité baroque, et d’une grande richesse symbolique.

La biographie qu’en a fait Luc-André Marcel est une référence pour le grand public, comme pour le spécialiste qui souhaite approfondir sa connaissance biographique et musicologique du Cantor de Leipzig. Les illustrations et la langue agréable de cet ouvrage compensent ce qu’il a peut-être d’un peu trop élogieux et lyrique. Passionnant.

Luc André Marcel, Bach, Seuil 1996

A commander ici.

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