Les Carnets d'Imelda

10 décembre 2011

Paganini le Capricieux

Publié par carnetsdimelda dans Histoire, Musique

Série sur les compositeurs italiens

Paganini le Capricieux  dans Histoire paganini

Depuis le 1er décembre, un violoncelle Stradivarius de 1707 est mis aux enchères : le « Paganini-Comtesse de Stainlein ». Niccolo Paganini (1782-1840) a donc possédé cet instrument. Violoniste et compositeur italien, il a révolutionné la pratique du violon à l’aube du romantisme.

Naissance à Gênes et mort à Nice, Paganini se distingue de ses confrères par ses compositions instrumentales, alors que l’opéra envahit le champ musical italien. En tournée de concerts dès l’âge de quinze ans, il dépasse déjà ses maîtres qui n’ont plus rien à lui apprendre techniquement.

Il déploie en effet de nouveaux moyens pour créer des sons de violon, par exemple le mélange de pizzicato (pincement des cordes avec les doigts) et d’arco (frottement des cordes de l’archet).

Paganini avait en fait une sorte d’heureux handicap : il souffrait probablement du syndrome de Marfan, c’est-à-dire que ses ligaments se tendaient beaucoup plus que la normale. Ses mains étaient d’une extensibilité hors normes. Son oeuvre la plus connue, les Vingt-quatre Caprices pour violon solo, a été déclarée injouable par de nombreux artistes du XIXe siècle.

Ecoutons ici le 24e de ces caprices dans l’interprétation d’Alexander Markov. Brahms essaya de transposer au piano cette 24e variation (ici). L’influence de Paganini va jusqu’à la réalisation du film Kinski Paganini, par l’allemand Klaus Kinski en 1989. Balzac avait donc raison, quand il évoquait dans L’Interdiction (1839) la « puissance magnétiquement communicative » de Paganini.

 

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