Les Carnets d'Imelda

17 mars 2010

Contre Epinalos

Publié par carnetsdimelda dans Impressions, Petits ecrits imeldiens

Une bâtisse baroque s’assombrissait par touches, comme si une mantille se posait lentement sur ses pinacles sculptés. Un parfum d’eucalyptus se distillait le long des murets où le granit se disputait à l’argile. Rien n’était pauvre ou riche, gai ou triste, mais une étrange et exaltée conjonction des deux se dessinait aussi imperceptible que vive.
Point de robe rouge ni de guitare, seuls des gens vivant paisibles et soucieux, loin des clichés, proches du temps. Les portes des maisons aux rues étroites s’ouvraient et se fermaient. Un bus passa. L’éphémère touchait à l’éternel, sans se réduire aux contours géographiques, à la péninsule multiséculaire, aux cartes postales folkloriques. « Le lyrisme de la tradition se mêlait indistinctement à la post-modernité. »
Mélange espagnol où le claquement des castagnettes accompagnait de plus en plus discrets des éveils, sous un éblouissant soleil.

17-III-2010

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