Les Carnets d'Imelda

19 février 2010

Dialogues des Carmélites

Publié par carnetsdimelda dans Litterature, Theatre

Les carmélites de Compiègne sous la Terreur. Cette belle pièce de Georges Bernanos, publiée en 1949, met en relief quelques intéressantes figures de religieuses vivant sous la menace de la guillotine, leurs réactions, leurs craintes, leur foi.
En particulier celle de Blanche de la Force, jeune fille extrêmemement peureuse. Elle entre au Carmel pour offrir sa faiblesse même à Dieu, et prend le nom de Soeur Blanche de la Sainte Agonie. A l’inverse, Mère Marie de l’Incarnation est une mystique avide du martyre. Lorsque les soeurs sont chassées du couvent et condamnées à la guillotine, Soeur Blanche s’enfuit. Elle sera cependant « la dernière à l’échafaud » (c’est le nom de la nouvelle de Gertrud von Lefort dont s’est inspiré Bernanos). En effet, la première Mère supérieure a offert sa mort pour elle. Quant à Mère Marie, absente au moment de l’arrestation, elle ne connaîtra pas cette mort pour le Christ auquel son honneur d’aristocrate et de chrétienne lui faisait aspirer.

On trouve cette belle dimension spirituelle, selon laquelle « Dieu se glorifie dans ses pauvres », et c’est dans la faiblesse même que l’on est fort de Dieu – paradoxe du Christ crucifié.
Littérairement, on trouve des répliques magnifiques, des personnages finement dessinés (Soeur Constance, l’autre novice ; la seconde mère supérieure ; l’aumônier du couvent…), des jeux de scène habilement menés.
J’ai pu voir l’interprétation cinématographique de Pierre Cardinal (1984) mais la mise en scène m’a un peu déçue (certains plans en contre-plongée notamment, certes volontairement ménagés, mais un peu déstabilisants). Une autre interprétation de Philippe Agostini (1960) comporte, m’a-t-on dit, plus de dynamisme. Par ailleurs, Francis Poulenc en a tiré en 1957 un très bel opéra.

Dialogues des Carmélites dans Litterature 225098_85421_2

Quelques citations de la pièce .

« Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque. »

« Il est très difficile de se mépriser sans offenser Dieu en nous. »

« Quand les sages sont au bout de leur sagesse, il convient d’écouter les enfants. »

Une Réponse à “Dialogues des Carmélites”

  1. Gabriel dit :

    Merci de m’avoir fait découvrir cette belle oeuvre du grand Bernanos. :-)

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